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Dette publique. A qui la faute ? Quelles solutions ?

janvier 31, 2012

Cycle de conférences – débats

ATTAC-Touraine

&

les AmisduMonde diplomatique

présentent

Dette publique.

A qui la faute ?

Quelles solutions ?

avec

Philippe Connil

Membre d’Attac Touraine

Professeur de Sciences économiques et sociales au Lycée Grandmont.

Le mardi 21 février 2010, à 19 h 30

Faculté des Sciences et Techniques,

Université François Rabelais – Tours

Parc Grandmont, Amphithéâtre 21, Bâtiment F. Entrée libre.

Contacts : Les Amis du Monde diplomatique : Ph. ARNAUD tél. : 02 47 27 67 25

ATTAC – Touraine : J.-G. BREHERET tél. : 02 47 36 70 04

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Il était une fois la dette

janvier 30, 2012

Jeudi 2 février, soirée projection-débat au cinéma Les Studios (2 rue des Ursulines, 37000 Tours) sur le thème de la dette.

Le CNP, le NPA, Attac, les Amis du Monde Diplomatique, la Ligue des Droits de l’Homme et le Collectif Droits des Femmes PCF proposent :

IL ETAIT UNE FOIS LA DETTE

Il faut se défier des mots. Ainsi, la « dette » n’est-elle pas d’abord la somme d’argent que la nation, à travers ses diverses entités publiques (État, collectivités locales, Sécurité sociale) doit à ses créanciers mais aussi – mais surtout – un instrument idéologique et financier pour subvertir la démocratie et revenir sur les acquis de l’Etat social. Comment ? Pourquoi ?

C’est ce que nous verrons au cours d’un DEBAT, précédé par la projection de Debtocracy, documentaire de A. Chatzistefanou et K. Kitidi (Grèce, 2011, 1h14), et animé par Michel Husson, économiste, membre du conseil scientifique d’Attac et de la fondation Copernic.

Cette dette n’est pas la nôtre

janvier 28, 2012

Depuis des années, le chœur éploré des libéraux de tout poil nous a seriné le même refrain : nous vivons au dessus de nos moyens, l’État est en faillite, nous coûtons trop cher, etc. Puis a sonné le tocsin du triple A, et ceux-là mêmes qui ont contribué à vider les caisses de l’État, 600 milliards de dettes supplémentaires en cinq ans, nous demandent aujourd’hui de faire pénitence en acceptant l’austérité et la régression sociale. Pourquoi ? Pour rembourser cette dette de 1700 milliards dont nous serions responsables. Vraiment ?

Nous croient-ils amnésiques au point d’oublier qu’il y a 3 ans à peine, l’industrie financière appelait au secours les États pour la sauver d’une crise violente dont elle était responsable ? Banquiers et financiers, après s’être goinfrés pendant des années avec insolence de profits spéculatifs, nous menaçaient d’un chaos encore plus grave si on ne les aidait pas. Les États ont soutenu massivement les banques, ont injecté des milliards dans l’économie pour limiter l’effondrement économique qui a contribué à tarir les recettes fiscales. La dette publique a augmenté alors fortement. Nos gouvernants ont-ils eu en contrepartie quelques exigences envers cette finance libérale qui habituellement déteste tant toute intervention de l’État dans ses affaires ? Non. Au lieu de saisir l’occasion pour faire en sorte que la finance ne détourne plus de manière éhontée la richesse produite au profit des rentiers, au lieu de mettre un terme à ces politiques qui, depuis des années, condamnent les salariés à l’austérité et enrichissent une minorité arrogante, ils osent avec un culot incroyable nous accuser d’être responsables d’une explosion des dépenses publiques qui serait, selon eux, l’unique cause de cette dette. Mensonge !

Pendant plus de 20 ans, les dépenses publiques – de l’État, des collectivités territoriales et des organismes de sécurité sociale- représentent une proportion étonnamment stable dans la richesse nationale. La part des dépenses de l’État dans celle-ci a même diminué : de 22.5% du PIB en 1982, elles ont été réduites à 15% du PIB en 2009. En serait-il autrement avec la casse depuis longtemps engagée des services publics ? S’agirait-il alors de nos dépenses de santé, de nos retraites, comme a tenté de nous le faire croire Sarkozy en menant, au nom du triple A, la réforme des retraites ? Mensonge là encore ! La dette des administrations de sécurité sociale ne représente que 11.5 % de la dette publique contre 79% pour celle de l’État.

La vérité, c’est que monsieur Sarkozy, le Président des riches, a délibérément creusé les déficits et aggravé la dette publique en distribuant une avalanche de cadeaux fiscaux à ses riches amis du Fouquet’s : bouclier fiscal puis réduction de 2 milliards de l’impôt sur la fortune, des droits de succession, de la progressivité de l’impôt sur le revenu (15 milliards), de l’impôt sur les sociétés (20 milliards) ; exonérations de cotisations sociales patronales (42 milliards en 2009), multiplication des niches fiscales, officielles (73 milliards en 2007) ou dissimulées (75 milliards, selon la Cour des compte). La contre révolution fiscale sarkozyste a poursuivi l’œuvre de ses prédécesseurs, de droite comme de gauche. Les rapports parlementaires sont accablants : « Sans les 10 années de pertes de recettes fiscales générées par les politiques de réduction d’impôt, le budget de l’État aurait connu un léger excédent de 2006 à 2008, et le déficit n’aurait été que de 3,3 % au lieu des 7,5 % constaté en 20091 . En 2010, si la fiscalité n’avait pas changé depuis 1999, la dette publique serait environ 20 points de PIB plus faible aujourd’hui qu’elle ne l’est en réalité2 »

La crise que nous vivons n’est pas la crise des dettes publiques. C’est avant tout celle du capitalisme financier et des politiques néolibérales qui a conduit à cette situation. Ne soyons donc pas dupes de l’instrumentalisation qui en est faite par l’oligarchie au pouvoir pour nous culpabiliser, masquer les véritables responsables et nous imposer encore des politiques d’austérité injustes et réactionnaires. Cette dette n’est pas la nôtre !

Dans toute la France naissent des collectifs locaux. Il s’agit de faire la lumière sur les causes de cette dette et exiger que les véritables responsables contribuent à la résorption de celle-ci. Rejoignez-nous !

Collectif « Cette dette n’est pas la nôtre »

Signataires : ATTAC 37, Colonne de Fer, Convergence 37, FSU 37, NPA 37, SUD Santé-sociaux 37

1 Gilles Carrez Rapport Carrez pour le Débat d’orientation budgétaire (juillet 2010)

2 Paul Champsaur et Jean Philippe Cotis ; Rapport sur la situation des finances publiques, avril 2010